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Ile de France
Mis en ligne le 26/09/11
Mardi 27 septembre, jour de grève dans l'Éducation nationale, le Conseil de Paris alerte sur les écoles « de plus en plus saturées » dans la capitale. Conséquence directe sur l'accueil des très jeunes enfants : à peine 1% des moins de 3 ans trouvent une place dans les maternelles parisiennes. Ce mardi 27 septembre est un jour de grève dans l'Éducation nationale. Le mouvement, chose rare, réunit public et privé pour dénoncer la « dégradation » de l'école, et notamment la suppression organisée de postes d'enseignants. « Les conditions difficiles de la rentrée scolaire 2011 », c'est aussi le sujet qui ouvre le Conseil de Paris, ce mardi à 9h. La situation décrite par le Conseil illustre on ne peut mieux cette dégradation, en particulier dans les écoles maternelles et primaires A la rentrée de septembre, 77 postes d'enseignants y ont été supprimés par le rectorat. « Les écoles parisiennes sont de plus en plus saturées et de nombreuses familles ne peuvent plus être accueillies dans leur école de secteur », déplore le maire Bertrand Delanoë. Conséquence directe : la mixité sociale se réduit et les disparités entre établissements se renforcent. D'autant que les RASED (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) ont été particulièrement touchés par les suppressions de postes : 27 au total. Institutions critiques Surtout, il est quasiment impossible, aujourd'hui, d'inscrire un enfant à l'école avant 3 ans. « C’est aussi la scolarisation des tout petits qui est sacrifiée par l'État, dans le seul but d’économiser des postes d’enseignants », dénonce la mairie de Paris. Le taux de scolarisation dans le secteur public des Parisiens de moins de 3 ans a atteint en cette rentrée un niveau historiquement bas : à peine 1%. Pourtant, « cette scolarisation précoce est particulièrement utile aux enfants issus de familles non francophones ou connaissant des difficultés sociales », souligne la mairie. Ce qu'une étude du ministère assurait en 2003. La scolarisation des enfants dès l'âge de 2 ans est également un outil indispensable pour favoriser le retour à l'emploi des mères, relevait l'OCDE en avril. La capitale est d'autant plus concernée qu'elle compte 27,6% de foyers monoparentaux, 7 points de plus que la moyenne française. Dans son étude sur « le bien-être des familles », l'OCDE accordait plusieurs bons points au gouvernement français en matière de politique familiale, mais le tançait sur ce déficit de places à l'école pour les enfants de moins de 3 ans. Ce recul de la pré-scolarisation des très jeunes enfants en France a aussi été l'objet de vives critiques ces derniers mois de la part d'institutions nationales. En février, le Haut Conseil de la Famille calculait qu'entre 2000 et 2009, le taux de scolarisation à 2 ans est passé de 35% à 15%. Une chute impressionnante en moins de 10 ans. Avec de fortes disparités régionales, comme l'exemple de Paris vient le souligner. Dernière salve, tout récemment : celle du Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui appelait les pouvoirs publics à mettre fin à cette « baisse massive » de l'offre de scolarisation des tout petits. Autant d'appels qui résonnent dans le vide. LA SELECTION
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Commentaires
L'école, c'est gratuit, (ou presque), voilà ce qui fait toute la différence pour les mères aux revenus modestes. Bien sûr, il faut l'améliorer, embaucher du personnel qualifié. Les politiques tablent sur le découragement des parents, voilà pourquoi le nombre d'enfants admis à la maternelle baisse...
Pourtant, cette phrase, vous l'avez toutes entendue"je reprendrai un boulot quand le petit ira à l'école". Décourager les femmes de retravailler en les culpabilisant, en rendant l'école insatisfaisante , on connait cette tactique, hélas!!
Non un petit enfant ne peut pas suivre "une classe normale" d'école maternelle tout simplement parce que son corp n'est pas encore formé pour cela et qu'il a terriblement besoin de bouger, sauter, courir etc... (je parle d'une maternelle comme on la connait actuellement avec 2 adultes pour 30 petits... ) L'encadrement dans une crèche est de 8 enfants qui marchent pour 1 professionnelle ... Si l'école faisait cela et une pédagogie adaptée à l'âge de ces enfants... pourquoi pas... car la crèche coûte chère... et l'école maternelle est gratuite.... On pourrait donc faire mieux... mais pourquoi, si l'on y met les moyens, ne pas continuer à créer de bonnes, de vraies crèches, avec du personnel réellement formé (et là il y a du boulot.... beaucoup de boulot....- voir les programmes pour auxiliaires de puériculture, EJE ou CAP petite enfance...) Les parents dont nous accueillons les jeunes enfants semblent ravis de notre crèche... mais combien d'efforts, d'encadrement, de formation.... pour permettre à nos petits un développement moteur et cognitif harmonieux et adapté à chacun selon ses besoins et son rythme propre.
Bon courage, il y a encore beaucoup à faire...sans oublier que parler un français correct lors de l'entrée à l'école et savoir choisir.... sont essentiels pour le développement futur du jeune enfant. Un bon encadrement réfléchi en crèche peut y aider bien souvent. Françoise
Ecole obligatoire à 3 ans = contrôles pour les familles choisissant de ne pas être complices de cet enrôlement et qui choisissent la liberté et l'épanouissement de leurs enfants. Ne nous trompons pas de combat...
Ma fille est allée en classe dès deux ans : elle voulait suivre son frère aîné. Aujourd'hui, elle en a 14, est dotée d'une personnalité bien affirmée et pleine de joie de vivre. Alors, il y a peut-être des enfants pour lesquels l'école est néfaste à cet âge-là, mais il ne faut pas généraliser. Comme pour beaucoup de choses, c'est aussi la réaction des parents qui induit celle des enfants : si les parents vivent l'entrée de leur enfant à l'école de façon négative, il est difficile pour l'enfant (a fortiori de deux ans) de le vivre positivement.
En tout état de cause, le choix devrait être possible.
Il faut imaginer des alternatives pour faciliter l'apprentissage du français avant l'école maternelle. Et la mairie de Paris a toute latitude pour lancer des ateliers, etc... dans lesquels en plus les mères isolées pourraient se rencontrer.
C'est des places en crèches ou en nounou, c'est des temps partiels pour les pères et les mères, qu'il faut privilégier.
Ce n'est pas de leur âge, de leur manière d'être, de vivre leur petite enfance.
Une enfant de moins de trois ans doit être dans un contexte maternel, pas maternelle.
A la maison, dans une crèche, collective, familiale ou chez une nounou.
Il doit vivre cette période dans un cocon, même s'il est socialisé.
Le moule de l'école les empêche de s'épanouir et de vivre pleinement cette période, casse leur construction personnelle et en fait des enfants mal dans leur peau ensuite.
Il est caractéristique que la mairie se plaigne alors que les crèches relèvent de sa compétence, contrairement aux maternelles qui sont de celle de l'état.
Sacrifier les enfants sur l'autel de la politique mal appliquée, et s'en vanter ? Les bras m'en tombent.
Qu'il y ait un manque de places d'accueil pour cette tranche d'âge, c'est certain. Cela ne doit pas pour autant amener à se tromper de combat et à vouloir intégrer des petits dans un cadre qui ne leur convient pas.
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