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Cinéma
Mis en ligne le 06/07/10
A travers douze courts métrages aux influences arty et underground, la réalisatrice suédoise Mia Engberg présente douze regards de femmes sur la pornographie. Pari réussi ? Plus qu’érotique, la jouissance que procure ce film est d’ordre intellectuel en nous invitant à réfléchir sur la sexualité féminine.
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Commentaires
Globalement déçu toutefois, par un manque d'innovation général.
A part Flasher Girl et Skin, on ne trouve pas de "plus-value" à du porno classique à mon sens. Soit parce qu'on est trop dans de l'arty incompréhensibl e, soit parce qu'on est dans du porno et c'est tout. Les scènes de masturbation, les combats de femme, rien de neuf sous le soleil.
Effectivement, le genre se renouvelle un peu sur Internet avec les pornos amateurs et/ou semi/pro, mais sans que cela ne révolutionne non plus une représentation de la sexualité plutôt pauvrounette, essentiellement axée sur les orifices...
Sinon, agnes a tout dit, ça ne fera pas date. Le porno féministe, c'est clairement un non-sens (pas pour des raisons sociologiques, mais pour des raisons cinématographiq ues), il n'y a pas besoin de féminisme pour voir du porno moins stéréotypé (oh tiens le porno amateur, oh tiens les indés, oh tiens les semi-pro...).
Et pis c'est tout.
Sans être spécialiste du porno, et même si tous les films ne sont pas explicites, c'était clairement du porno, avec même un peu de hardcore dedans.
Point de vu purement pornographique, on peut dire que la moitié des films ne présentent pas un grand intérêt, mais certains sont clairement dans l'exploration d'une représentation de la sexualité moins stéréotypée. Après, mais ce n'est que mon point de vue, porno féminin ne veut pas dire porno lesbien et c'est quand même une impression que j'ai eu. Les hommes sont très peu présents et quand ils le sont, c'est pas très glorieux, à une ou deux exception près. On en revient toujours au même débat : le féminisme n'est pas l'échange d'un sexisme par un autre!
Point de vue cinématographiq ue... bon, il y a le parti pris technique très "Dogme" de se limiter à des téléphones mobiles et manifestement, certaines avaient des téléphones tous pourris. Parfois, il y a un bon usage des flous, de la focale fixe et du grain pour la mise en scène, mais la plupart du temps, ça n'apporte rien au sujet.
Quant à l'écriture d'une nouvelle grammaire cinématographiq ue pornographique, on reste quand même pas mal sur notre faim.
Donc, expérience intéressante, mais qui ne fera pas date!
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