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Cinéma
Mis en ligne le 13/12/11
Adapté du livre d’Anna Sam, diplômée de lettres devenue caissière par nécessité, « Les Tribulations d’une Caissière » retrace le quotidien d’un métier ingrat et épuisant de femmes que tous les distributeurs rêvent de remplacer par des machines. Comme l’auteure du livre qui a été vendu à 170.000 exemplaires, l’héroïne Solveig (l’actrice Déborah François, lumineuse) survit grâce à un blog qu’elle tient en secret (le blog authentique a été lu par deux millions de personnes). Elle s’y épanche avec humour et précision sur les cadences infernales, le comportement des clients, riches, pauvres, orduriers, sympas, dragueurs.., la violence des petits chefs, l’impression des caissières d’être transparentes, juste des machines jamais assez performantes. Un film social, donc, dont le mérite est de faire exister ces femmes beur, blanches, black dans leur métier mais aussi dans leur vies personnelles, leurs amitiés, leurs amours, leur fous rires et leurs larmes. Et de nous engager à les regarder et à les voir lorsque nous déversons nos caddies sur les tapis des supermarchés. L’ennui est que Pierre Rambaldi, le réalisateur, a voulu doubler la trame sociale d’une comédie romantique, et que l’alliage ne prend pas. La jolie caissière trébuche un beau jour sur un tapis de neige, et pour la relever surgit d’une Rolls Charles, jeune, riche et beau, et acteur de théâtre de surcroît. Long arrêt sur image pour le coup de foudre sous les flocons. Le prince va sauver sa bien aimée des griffes du chef de rayon abusif et tout finit par des danses et des chansons. Cela a beau être Noël, c’est un peu dur à avaler et la nunucherie de la love story nuit à la force de la satire sociale. N’est pas Capra qui veut... « Les Tribulations d'une Caissière », de Pierre Rambaldi, avec Déborah François, Elsa Zylberstein, Nicolas Giraud. Sortie le 14 décembre 2011. Le livre éponyme a été réédité en poche pour l'occasion, avec en couverture l'affiche du film. LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
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Commentaires
Qand à imaginer la caissière devenir patronne du supermarché, c'est encore plus suréaliste.
C'est tout un collectif qui aurait bénéficié de l'action.
Oui, cette histoire de prince est vraiment con...
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