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Contre-courant
Mis en ligne le 16/09/11
Elles ont pour habitude de s'inviter, affublées de barbes postiches, dans des assemblées exclusivement masculines. « Il s'agit d'y rendre visible l'absence des femmes, et la domination des hommes dans les milieux influents », explique le manifeste du groupe d'action féministe La Barbe. Un miroir grimaçant sous le nez du machisme ambiant. Mais vendredi 16 août, l'ambiance était tout autre. En ce jour de fête de l'indépendance mexicaine, une poignée d'activistes de La Barbe se sont rassemblées devant l'ambassade du Mexique à Paris. Un rassemblement de soutien à leurs filleules mexicaines, Las Bigotonas « les moustachues », apparues dans leur sillage à l'été 2009. D'autres rassemblements avaient lieu à Copenhague et New-York. Las Bigotonas veulent une « campagne internationale de solidarité et de conscientisation » face au climat de violence et de peur qui règne au Mexique. « No mas sangre ! - Assez de sang ! », crient-elles. Depuis 5 ans, le gouvernement du président Felipe Calderón mène une « guerre » contre les narcotraficants. Une guerre sans vainqueur qui a déjà fait entre 30 000 et 50 000 morts, et conduit à une militarisation constante de l'État. « Cette lutte est aussi utilisée pour éliminer toute personne qui pourrait s'insurger contre le gouvernement », souligne Christine Blache, de La Barbe. Dès 2009, Amnesty International relevait « l’ampleur inquiétante de la récente tendance de violations des droits humains par des membres de l’armée mexicaine ». Parallèlement à ce message, les Bigotonas se battent pour les droits des femmes dans un pays où elles sont souvent reléguées au second plan. « Les lois mexicaines de protègent pas suffisamment les femmes et les filles contre les violences domestiques et les abus sexuels », notait l'ONG Human Rights Watch dans son dernier rapport. C'est dans l'État très réactionnaire et très catholique de Puebla que le mouvement est né, un État « où non seulement l'avortement est interdit, mais les femmes qui cherchent à avorter sont emprisonnées », explique Christine Blache. Quant aux activistes, « on cherche à les faire taire », comme la militante Suzanna Chávez « éliminée », le 11 janvier 2011 (officiellement, elle a été victime d'une mauvaise rencontre). « Nous sommes de mauvaise humeur, nous sommes angoissées et nous ne voyons pas la fin du tunnel », écrivent les Bigotonas. Christine Blache poursuit : « Elles ne savent pas à quel moment il sera décidé de les faire taire, d'une façon ou d'une autre. Elles ont peur, parler les expose ; mais en même temps parler les protège. Et le fait qu'on parle d'elles les protège encore plus. » LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
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Commentaires
cdhal.org/feminicides
amnestyinternational.be/.../...
Je suis de près la situation du Mexique : régulièrement des tops modèles (y compris une Miss Monde) se font choper dans le lit de ces tueurs.
www.laht.com/.../
Si les narcos prennent des risques aussi élevés (espérance de vie très faible), c'est parce qu'ils savent qu'ils seront récompensés sexuellement par les femmes.
D’après un sondage récent, 40% des filles scolarisées en secondaire dans l’état du Michoacan rêvent de devenir la petite amie d’un narco.
Chaque fois qu’un narco influent est enterré, des dizaines de femmes viennent pleurer sur sa tombe.
www.youtube.com/.../
Les hommes et les femmes n’entretiennent pas les relations que peuvent entretenir les supporters du PSG et ceux de l’OM contrairement à ce que vous avez l’air de croire.
Quand un pays connaît une situation aussi chaotique que le Mexique, il n’y a pas d’un côté les salops d’hommes et de l’autre les femmes innocentes.
Il y a ceux qui vivent du crime (les narcos et les femmes – nombreuses - qui les rejoignent et veillent au « repos » de leur guerrier) et ceux qui tentent de vivre honnêtement et sont victimes de cette situation.
-il n'y a pas que des "cadavres" dans la balance, mais aussi des abus sexuels, des violences domestiques et des emprisonnements
-qui commet la violence? les femmes?
Et pour vous ce climat de violence "pèse tout particulièremen t sur les femmes".
Combien de cadavres masculins faut-il à vos esprits pervers pour égaler un cadavre de femme? Cent? Mille?
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