Connectez-vous

AIDE

Accueil
Finance, politique... et maintenant Pérol PDF Imprimer Envoyer
Cafouillage - Écrit par La rédaction - Mercredi, 23 Juin 2010 19:08   

 

On le sait : depuis la déroute des élections régionales, le chef de l'Etat a adopté une nouvelle stratégie, la discrétion. Voire l'humilité, à l'image de l'annonce ce mercredi de la suppression, symbolique, de la garden-party du 14 juillet à l'Elysée.

Pas de chance, ces derniers temps résonnent autour de l'Elysée des bruits de casseroles tout sauf discrets.

Révélation par le Canard enchaîné des 12 000 euros de cigares du secrétaire d'Etat Christian Blanc, payés par l'Etat, ou des entourloupes d'Alain Joyandet pour agrandir sa villa varoise ; révélation par Mediapart des liens entre le ministre Eric Woerth, son épouse Florence et la milliardaire Liliane Bettencourt.

Et, mercredi 23 juin, on apprend que François Pérol va être l'objet d'une enquête pour « prise illégale d'intérêt » sur les conditions de son passage de l'Elysée à la tête de l'établissement bancaire BPCE.

Cette accumulation, sans même tenir compte des perspectives judiciaires, fait monter un sentiment de malaise général. Ils sont dévastateurs, ces soupçons de capillarité entre politique et finance, entre vie politique, économique et intérêt personnel. D'autant plus dévastateurs, rappelle le Canard Enchaîné dans son édito, que continuent à provenir du sommet de l'Etat « les déclarations ronflantes sur l'Etat modeste, la République irréprochable, la rigueur budgétaire ».

Vous dites morale publique, déontologie ? C'est oublier le vrai sujet : les Bleus.

Ce mercredi, à l'Elysée, se tenait une « réunion de travail » sur la débâcle de l'équipe de France de football. Jeudi, Nicolas Sarkozy reçoit Thierry Henry, à la demande du footballeur. Des états généraux du football français se tiendront en octobre. L'honneur du pays est en jeu.

 

 

 

Réagir