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Parité
Mis en ligne le 23/06/11
« Si en 2004 le travail à temps partiel correspondait le plus souvent au moment de l’arrivée d’un enfant, maintenant il se pratique aussi en début de carrière. Je tire donc la sonnette d’alarme ». Marie-Jo Zimmermann monte au créneau, au lendemain de la drôle de convention UMP sur l'égalité hommes-femmes (1). La députée UMP, au nom de la Délégation aux droits des femmes, qu'elle préside, a présenté mercredi 22 juin une série de propositions, pour des réformes urgentes (voir encadré). Elle veut alerter les pouvoirs publics.
Aggravation des inégalités hommes-femmes En 30 ans, le nombre de salariés à temps partiel en France est passé de 1,5 à plus de 4,5 millions. La Délégation au droits des femmes constate amèrement : « Cette forme d'emploi, en passe de devenir la norme dans certains secteurs d'activités, constitue une aggravation des inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes. » Car dans 82% des cas le temps partiel concerne des femmes. Une situation par ailleurs « très souvent » subie. Et synonyme de petits salaires, d'horaires fluctuants, de précarité... et à terme de petites retraites. Le temps partiel, qui devait permettre aux femmes de concilier maternité et vie professionnelle, est aujourd'hui le plus souvent imposé. « La majorité des emplois morcelés concernent des femmes de moins de 25 ans et plus de 50 ans, âges auxquels les problématiques de conciliation se posent moins » remarque Danièle Bousquet, députée PS « et leurs horaires sont souvent incompatibles avec ceux des enfants. Alors l'argument du temps partiel créé pour le bonheur des mères de familles est particulièrement fallacieux. Les femmes à temps partiel sont une variable d'ajustement. Leur emploi précaire les conduira vers le minimum vieillesse et pour beaucoup vers la grande pauvreté. » Marie-Jo Zimmermann se dit aussi « particulièrement inquiète pour le secteur de l’aide à domicile, où l’on propose très souvent des emplois à temps partiel, assortis d’une grande souplesse. » Des années d'inaction La loi sur les retraites de 2010 a pourtant évacué la question du temps partiel. Mais « ne rien faire, c’est cautionner un système qui va exploser dans les quarante ans qui viennent, quand les personnes concernées partiront à la retraite », s'alarme Marie-Jo Zimmermann. L'élue illustre ainsi ce phénomène : « J’ai rencontré il y a quelques jours une jeune femme de 25 ans, titulaire d’un DESS d’histoire de l’art, qui travaille 14 heures par semaine dans un musée. Quelle retraite percevra-t-elle ? ». Ne rien faire, c'est pourtant la norme. Déjà, en 2004 et 2007, la Délégation avait émis des propositions. Qui n'ont pas connu de suite. Aujourd'hui, elle déplore que la table ronde sur le partage des responsabilités professionnelles et familiales, qui se tiendra le 28 juin au ministère des Solidarités, « ne soit pas centrée sur le temps partiel, comme prévu initialement ». Danse avec le MEDEF Au point que l'élue semble trouver davantage d'écoute, en matière d'égalité hommes-femmes, au sein du MEDEF. Auditionnant des représentantes du syndicat patronal à propos du temps partiel, le 15 juin, elle a estimé que « Mme Parisot lui a fait faire de grands progrès ! » Reste que des désaccords subsistent, et pas des moindres, comme en témoigne l'échange suivant. Marie-Jo Zimmermann avance l'une des propositions de la Délégation : « Serait-il possible, selon vous, d’envisager une prime de précarité pour les salariés contraints au temps partiel ? ». A quoi Françoise Holder, présidente du comité égalité hommes-femmes du MEDEF, répond : « Ce serait difficile (…) Mieux vaut assouplir le code du travail et la base horaire. » Une réaction qui « inquiète un peu » la députée. (1) Le document issu de cette convention compte, en treize pages, deux références au temps partiel : deux fois pour rappeler que les femmes occupent 82,2% de ces emplois (les deux fois avec un point d'exclamation). Mais il s'arrête à ce constat. LA SELECTION
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Commentaires
un séjour en maison de retraite coûte entre 2000 et 3000€ bien sûr et pas entre 2000 et 2000€, ce qui n'a pas de sens.
Désolée
A noter que le problème se pose aussi pour les bas salaires à temps complet. Comment vit-on avec 600€ de retraite, alors que par exemple le séjour en maison de retraite coûte entre 2000 et 2000€ ?
Bien sûr, le temps politique étant un ''temps court'' (celui des élections), c'est un sujet délicat que l'on met discrètement sous le tapis.
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