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Élections 2012
Mis en ligne le 09/01/12
Frileux sur le quotient conjugal, François Hollande compte toujours, en revanche, s'attaquer au quotient familial. Une mesure fiscale érigée en tabou mais profondément inégalitaire ; même Bercy le dit aujourd'hui. Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement ces économistes proches du PS, mais Bercy qui le dit. Une longue note de la direction du Trésor, révélée ce lundi par Les Echos, souligne que le système actuel est lourdement inégalitaire. Et supprimer le quotient familial, un projet de François Hollande confirmé par Harlem Désir lundi sur Europe 1, réduirait les inégalités. Les plus pauvres, 5 millions de gagnants La suppression du quotient familial permettrait en effet, selon Bercy, une redistribution massive des aides. Dans le détail, écrivent Les Échos, « elle ferait près de 5 millions de gagnants (à hauteur de 829 euros par an en moyenne) et un peu moins de 4,5 millions de perdants (à hauteur de 931 euros en moyenne). Pour près de deux tiers des ménages, la réforme serait neutre. Les gagnants se situeraient parmi les ménages gagnant jusqu'à 3 Smic (soit 4.200 euros brut par mois). L'impact serait défavorable au-delà. » Dans le projet du PS, le quotient serait remplacé par un crédit d'impôt qui bénéficierait également à tous les ménages, même les non-imposables, donc, qui ne bénéficient pas aujourd'hui des avantages du quotient. Ce système est « celui qui réduit le plus les inégalités », selon la note de Bercy. François Hollande ne devrait pas préciser avant fin janvier les modalités de ce chamboulement... qui devrait toutefois se faire en douceur, sur la durée d'un mandat, si l'on en croit ses précédentes déclarations. Le quotient familial est « le totem d’une certaine idée de la politique familiale 'à la française'. Y toucher, par conséquent, relève du grand tabou », notaient les promoteurs de la « révolution fiscale ».
Source : http://www.revolution-fiscale.fr/ Le graphique montre le montant moyen par enfant et par mois de toutes les prestations familiales enfants et la réduction d'impôt sur le revenu du au quotient familial pour chaque fractile de la distribution des revenus individuels des parents. LA SELECTION
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Commentaires
Il serait bien préférable de plafonner les allocations: à compter d'un certain seuil de revenus, l'allocation devient symbolique. Par ailleurs, en cas d'imposition distincte, l'homme, qui gagne plus, prendra les enfants fiscalement à sa charge...voilà les enfants encore une fois otages en cas de séparation.
Une réflexion en profondeur s'impose!
Quant aux 4000 euros qui seraient la barre, c'est équivalent à 3 smics, soit 1 smic 1/2 par personne ?
Si 1 smic 1/2 par personne, avec enfants à charge, signifie "avoir ses aises", j'espère avoir mal compris... et j'encourage les politiques à tenter de vivre avec ça (sans logement ni voiture de fonction ;o)
La zone blanche la plus basse indique, pour ces diverses tranches de revenus, la somme moyenne des prestations familiales versées : autour de 150 euros pour les classes populaires, moins de 100 euros pour les classes aisées. En grisé, le montant des réductions d'impôts.
Ces deux aides cumulées, le transfert net par enfant ne dépasse pas 200 euros pour les classes populaires et moyennes, et atteint près de 400 euros pour les 1% les plus aisés.
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