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Civilisation
Mis en ligne le 17/08/10
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Commentaires
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Effectivement, enseigner n'est pas éduquer, mais l'école est aussi le lieu d'apprentissage de la vie en société et à ce titre, elle éduque, surtout si on se place d'une point de vue républicain. Il y a alors l'idée que l'école est le creuset de la République, là où l'on dépasse les clivages de classes, là où l'on redonne de l'égalité de chance en palliant aux lacunes familiales.
Je peux ainsi évoquer l'unification linguistique qui s'est faite en marche forcée au début du 20e siècle, quand les enfants "désapprennaient " à l'école le patois parlé à la maison. Il y a eu aussi toute une période pédagogique et hygiéniste où les enfants avaient au moins un repas sain par jour et où on apprenait les bases de l'hygiène à ceux qui venaient de milieux défavorisés.
Cette mission globale de l'école s'est perdue en chemin pour n'être plus que le lieu où les plus adaptés pourront recevoir le savoir nécessaire pour avoir les bonnes places, pendant qu'on occupera les autres comme on pourra.
Un flagrant manque d'ambition, non?
- les stéréotypes masculins "enseignés" sont-ils tellement "supérieurs" aux féminins ? (je pense aux histoires pour enfants, les princes charmants sont quand même pas très futés), et qui pose alors ce jugement de "supériorité" d'un stéréotype par rapport à un autre ? Les gars acceptent peut être tout simplement mieux l'image neuneu qu'on leur renvoie, ma foi tant mieux pour eux.
- enfin quel mal y a-t-il à affirmer que la testostérone rend globalement plus agité ? pour le coup c'est scientifique chez tous les animaux
- Je lis dans un commentaire "le rôle même de l'école étant justement d'éduquer" : et bien non justement. C'est le grand malheur qui accompagna le renommage de l'Instruction Nationale en Éducation Nationale. L'éducation doit rester à la charge des familles, et l'enseignement à l'école. (d'ailleurs les écoles sont peuplées d'enseignants, pas d'éducateurs). Chacun son boulot - car les deux en sont de bien compliqués.
L'école n'est pas le lieu du remède à tout, mais c'est une magnifique loupe sur les problèmes d'éducation.
Pour ce qui est du sexisme, je suis encore stupéfaite de voir à quel point, les filles et le femmes ont encore bien trop souvent le second rôle dans les manuels scolaires, les dictionnaires et les histoires pour enfant en général où les stéréotypes d'un ancien temps sont toujours bien présents.
Exemple encore avec le manuel d'apprentissage de la lecture de mon fils en CP l'année dernière : sur dix histoires "étudiées" dans ce manuel, 1 seule avec une héroïne comme personnage principal (et encore c'était une princesse!), décidément, c'est pas gagné...
Après, il faut cesser de considérer l'école comme un sanctuaire dans la cité, où tout le monde laisserait à l'entrée son appartenance au corps social. L'école est aussi le reflet des dysfonctionneme nts de notre société : les ségrégations spatiales s'y retrouvent, ainsi que l'ensemble des représentations sociales négatives qui sont véhiculées quotidiennement dans les familles, les médias et les différents groupes sociaux.
Le plus inquiétant, dans tout ça, c'est que le professeurs eux-mêmes n'ont aucun recul et reproduisent les exclusions de l'extérieur.
Mais là aussi, il y a des choix dans leur recrutement et leur formation qui sont en train d'être faits...
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