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Civilisation
Mis en ligne le 14/12/11
En Grande-Bretagne, le taux de chômage des femmes atteint un niveau record. En cause, notamment, le coût des gardes d'enfants. Un think tank souligne les avantages économiques d'un service universel de garde. Pour l'Institute for Public Policy Research (IPPR), généraliser des services de garde gratuits pour les très jeunes enfants doit être une priorité, malgré le contexte économique difficile. Et plus encore à cause de ce contexte. Le think tank britannique, marqué à gauche, développe ce message dans une étude publiée mercredi 14 décembre (document ici en anglais). Selon l'Institut, l'instauration de ce service public de la petite enfance ne serait que bénéfique économiquement. Certes, une garde gratuite « universelle » alourdirait, dans un premier temps, d'environ 8 milliards d'euros par an le budget du gouvernement. Mais à moyen et long terme tout le monde serait gagnant, selon l'analyse de l'IPPR. Car le système favoriserait l'accès des femmes à l'emploi, augmentant les revenus des foyers et donc les rentrées fiscales du gouvernement. Coût de la garde inclus, une mère qui retournerait travailler après son congé maternité rapporterait ainsi à l'Etat plus de 20 000 livres (environ 24 000 euros) sur quatre ans. « Pénalité de la maternité » Aujourd'hui, le coût de la garde d'enfants pour les familles britanniques est le plus élevé des pays de l'OCDE, après la Suisse. Un couple britannique consacre 27% de ses revenus à la garde d'un enfant en bas âge. La moyenne dans les pays de l'OCDE est de 12%. C'est là, pour l'IPPR, une « pénalité de la maternité », qui pèse sur le taux d'emploi des mères (particulièrement faible dans le pays) et, à terme, sur l'égalité salariale. Le journal The Guardian, en citant cette étude, rappelle qu'en Grande-Bretagne plus d'un million de femmes sont au chômage ; le taux « a atteint son niveau le plus haut depuis deux décennies ». Et avec le recul de l'emploi dans les services publics et le commerce de détail, la situation risque encore d'empirer. Ce dispositif, conclut l'Institut, doit donc être « un élément clé des politiques publiques pour faire progresser la justice sociale ». Ces derniers mois, le gouvernement de David Cameron a soufflé le chaud et le froid sur les aides à la garde de jeunes enfants. En fournissant 15 heures de garde gratuite par semaine pour les plus défavorisés, ou en annonçant la création de 130 000 places en crèche. Mais en supprimant par ailleurs des crédits d'impôts. LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
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