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Cafouillage
Mis en ligne le 08/07/10
Les représentantes du PS ne sont manifestement pas des adversaires à la hauteur de celui qui se prend pour Zola. Martine Aubry et Ségolène Royal sont infantilisées comme l’ont été les interlocutrices de Nicolas Sarkozy. Les hommes cités dans cette tribune, qu’ils soient adversaires ou amis, ont un prénom et un nom ; les femmes, juste un prénom. Sauf « Marine » qui a un nom écrit entre parenthèses : « (Le Pen) ». Comprenne qui peut ! LA SELECTION
Pub olympique pour la mère sacrificielleAttention, message très stéréotypé de la marque mondiale Procter&Gamble, sponsor des Jeux olympiques. |
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Commentaires
Oui j'ai entendu parler de ce livre retiré, je vais lire l'article.
Pour le film, je l'ai aussi vu ! Je me méfie toujours un peu des films et de leur anachronismes ... mais il est intéressant ... peu de sources permettent d'étayer la thèse selon laquelle elle aurait très novatrice sur l'héliocentrisme .. je crois que n'ont été conservées que les lettres faites à son ancien élève devenu évèque .. pas ses écrits ... dommage ... on revient toujours au problème des sources émises par des femmes : peu de considération donc on jette (c'est ce qui s'appelle résumer très brièvement ce que Michelle Perrot a raconté dans Les silences de l'Histoire) ...
Là, je viens de voir un film appelé Agora sur la chute d'Alexandrie ou plutôt sa conquête obscurantiste par les fanatiques chrétiens qui s'empressent de brûler le contenu de la Grande Bibliothèque dont le contenu dérange leur cosmologie étroite. L'une des figures principales du film est une philosophe et mathématicienne romaine, Hypatie, femme libre et indépendante, qui préfère refuser le mariage que de devoir cesser de penser, d'enseigner et d'être libre. Au final, les chrétiens auront sa peau en la traitant de sorcière.
Une belle figure féministe et une illustration implacable de ce que les procès en sorcellerie ont toujours été des moyens directs d'élimination des femmes pensantes et savantes libres pour mieux toutes nous maintenir dans la peur, l'ignorance et la domination masculine!
Je chercherai des exemples pour que ce soit plus parlant.
Benoîte Groult avait dans un documentaire dénoncé cette imagerie négative de la vieille femme que là, on ne veut pas séduire !
il y a aussi ceux qui évoquent un certain âge ...
gérontophobie ?
Jusqu'à cet exemple précis, je ne trouvais pas l'usage du prénom très grave, mais là, cette pratique trouve tout son sens dans le mot "condescendance". Cela infériorise l'autre, le réduit au statut de mineur protégé, car qui tutoie-t-on habituellement en appelant par le prénom, si ce ne sont les enfants?
Récemment dans le Monde: "Martine, Carol, Simone et les autres" (12/06 "humeur" de Michel Onfray);
Même quand l'auteure d'un article ne veut pas réduire des "grandes femmes" à des prénoms, le magazine s'en charge cf Christine Bard "Marie et Irène scientifiques et féministes" , article Publié dans La Recherche, n° 423, octobre 2008, pp. 60-62.
A une époque, certaines femmes et féministes intégraient cette familiarité et/ou anonymat :
En 1979, Françoise Gaspard, alors maire de Dreux, expliquait dans son autobiographie, Madame LE ..., que face à la difficulté d'être correctement nommée (cf pas de féminisation du titre), elle préférait se faire appeler par son prénom ...
Un peu comme les féministes du MLF qui, refusant leur patronyme, signaient de leur prénom ...
Mais 30-40 ans ont passé, la féminisation des titres est passée (adoptée par tous ?)... Les temps ont changé mais pas pour certaines personnes et médias ...
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